Bombardier, mon malaise et notre fierté
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Bombardier, mon malaise et notre fierté

Jeudi dernier, comme vous, j’étais aussi frustrée, outrée et choquée que la plupart des citoyens que je représente. Et j’ai parlé à plusieurs d’entre vous. Il importe d’abord pour moi d’apporter cette distinction pour que la population fasse bien la différence. Qui dit Bombardier pense Valcourt (comté de Richmond), le berceau de la motoneige et de cette emblématique entreprise québécoise. Aujourd’hui, Bombardier est maintenant à Montréal. À Valcourt, c’est BRP et on y produit les motoneiges, les motomarines et les Spyder.

 

J’ai voté contre la motion du PQ. En politique, tout est souvent dans la perception, mais il faut justement aller plus loin.

 

Quel est l’objectif des oppositions face à Bombardier? Faire de la politique? Vous savez que moi, je n’en fais pas, que je la vis. Nous, notre objectif, c’est la sauvegarde d’un fleuron du Québec. Sinon, nous nous ferions reprocher le contraire par ces mêmes oppositions.  Je cherche toujours à connaître le fonds des choses, je questionne. Gouverner, c’est prendre ses responsabilités. C’est aller au-delà des perceptions. C’est ce que nous faisons.

 

Que Bombardier remette la CSeries sur les rails, que Bombardier atteigne ses objectifs, que Bombardier rebâtisse la confiance avant de s’octroyer des montants aussi faramineux alors que nous tous, citoyens, faisons l’effort d’aider pour la sauvegarde des emplois liés à cette industrie.

 

Même les 16 500 employés du secteur aéronautique vous le diraient probablement qu’ils sont, eux aussi, conscients de l’importance de garder l’objectif premier en tête : les jobs. Plusieurs milliers de jobs, en plus des 600 fournisseurs partout au Canada. Nous ne pouvons pas nous immiscer dans un business outre mesure. Par contre, nous pouvons faire comprendre le gros bon sens en portant la voix de la population que nous représentons. C’est ce que je fais toujours et c’est ce que j’ai fait aussi dans ce cas-ci. Il faut être prudent et ne pas nuire à ce fleuron. Il  faut aller au-delà de la politique partisane. Tous devraient penser au mieux-être de toutes les familles québécoises qui  œuvrent directement ou indirectement dans les entreprises reliées à Bombardier. Que les oppositions fassent du liberal bashing, on est habitué, mais qu’ils fassent du Bombardier bashing, c’est tellement irresponsable!

 

Bref, j’ai un profond malaise avec toute cette histoire. Un malaise que l’entreprise ait pensé à ces bonis, un malaise que les partis d’opposition fassent autant de démagogie, un malaise face aux dommages potentiels faits à la notoriété d’une entreprise de chez nous. Mais jamais je n’aurai de malaise à me rappeler mes valeurs profondes puisque je n’aurai jamais de malaise quand je sais que je fais les choses pour les bonnes raisons.

 

Bombardier a réalisé l’impair et a annoncé son recul dimanche dernier. Bombardier devra rendre des comptes. Pas au gouvernement, mais à la population. Parce qu’il y aura un peu de chacun de nous dans chaque avion, dans chaque emploi, dans chaque contrat. Parce que Bombardier doit travailler à nous redonner confiance et à nous redonner notre fierté de ce fleuron.

 

 

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