La politique avec un E… ou un K?
blogue

La politique avec un E… ou un K?

Je suis en vacances. Physiques. Parce que ma tête, elle, ne cesse de penser à plein de dossiers, d’opportunités, de gens à rappeler. Et y’a ce téléphone intelligent qui me rappelle à l’ordre régulièrement  : alors même que je réfléchis à mon équilibre de vie cette semaine, Facebook, courriels, autres réseaux sociaux me ramènent sans cesse dans le quotidien et les demandes qui fusent de toutes parts. J’aime cet outil et ce qu’il me permet. Il me représente bien. Me permet d’être présente, accessible, et de montrer aux gens que si j’ai refusé leur invitation, c’est que je suis certainement ailleurs dans le grand comté de Richmond.

Mais j’ai lu cet article aujourd’hui sur le blurring, de l’anglais to blur. On parle de l’effacement progressif de la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée. Bang! Une journée de travail qui ne s’arrête jamais. Travailler les fins de semaine et pendant les vacances. Bang!

L’équilibre que je cherche, c’est d’arriver à consacrer du temps à mes deux belles grandes fleurs, à mes parents, à mes amis. Ils sont mes phares, mes ancrages, mes bouées parfois. De telles relations privilégiées, il faut y accorder de l’attention, du temps, de l’amour. Oui! L’amour. Il doit se cultiver cet amour, se nourir d’expériences communes, de sensations, d’intérêts partagés. De temps d’arrêt, conjoint. Sans politique, sans informatique, sans visite, sans statistique. Et pourquoi pas sans téléphone? Le relâchement n’est plus suffisament profond ou réel, peut être interrompu à tout moment par toutes notifications de tous genres. Et les gens qu’on aime qui viennent à s’interroger sur notre présence réelle…

Je ne veux pas d’une vie que virtuelle, toute en apparence bien qu’en transparence. Je veux aussi MA vie. Et ce téléphone ne fait pas partie de mes relations. Il est un outil. Pas un ami. Je veux aimer et être aimée. Pas juste des « J’aime » 🙂

Ressentir, nommer cette réalité est en soi un pas dans la bonne direction, pour en freiner l’omniprésence. Et dans l’article, je lis : «Il reste alors à s’interroger sur ses propres limites, pour mieux les redéfinir.» Bang! En fait, c’est à moi de le gérer. Extension de mon bras!! comme une maladie qui a poussé au bout de ma main! lol! Et si je ne me sentais pas coupable de décider d’arrêter de répondre après 20 h? Et si, les fins de semaine, les dimanches m’appartenaient? Est-ce que les gens m’en voudraient? Ceux-là même qui, après quelques heures me récrivent pour me dire que je ne leur ai pas répondu? L’article lu présente le tout comme une dépendance, assise sur le sentiment d’urgence, de puissance, de peur de décevoir. Bang! Dans ma réflexion, je me suis d’ailleurs demandée si c’était féminin : la politique avec un E. Ne pas vouloir décevoir, vouloir plaire, être aimée, ne pas déranger, rendre service à tout le monde, gérer et tout concilier, toujours en faire plus. Pour le bonheur de ceux qui nous entourent.

Soyez sans crainte, si je me pose ces questions, c’est avant tout parce que je suis workaholic et que je trippe à fond dans ce que je fais, être à votre service pour l’amélioration de nos communautés. Je suis juste consciente que pour continuer à être moi, entière, dévouée, de coeur et énergique, faut que je garde mes grounds, ma vie qui fait qui je suis.

Savez-vous quoi? C’est Facebook qui m’a rappelé tantôt qu’il y a trois ans, jour pour jour, j’annonçais officiellement que j’allais poser ma candidature pour devenir votre députée. Et depuis ce temps, sans relâche, je fonce, j’apprends, je réussis, je performe, je grandis. Mais surtout, grâce à votre confiance et à ma passion, je vis! Je vis non seulement la politique au féminin, la politique avec un E, remplie d’émotions, de conciliation, de concessions… je vis la politique avec un K. Parce que je ne fais pas de politique, je la vis. C’est ça, la politiK avec un K! 

PS : je ne suis pas si accro au téléphone intelligent, mais juste suffisament pour ne pas vouloir y arriver lentement. Et ce texte se veut d’intérêt public, mais aussi privé, si le chapeau vous va. Moi, c’est mon mea culpa. Love you xx

Pour lire l’article dont je vous parle : cliquez ici  

Facebooktwitterlinkedin

Laisser un commentaire